vendredi 6 novembre 2015

Le livre de cuisine # 1 Petite histoire

Le livre de cuisine tient une place de choix dans bon nombre de foyers. En connaissez-vous pour autant sa petite histoire ? 

# 1 L'Antiquité

En occident, les premiers textes sur l'art culinaire remontent à ceux de l’auteur grec Archestrate au IVe siècle avant. J-C, sous forme d’un poème épique. L'ouvrage traite de la gastronomie autant que des conventions sociales de la table de la fin de la période classique. 
De l'antiquité romaine, l'Apicius (le De re coquinaria de Marcus Gavius Apicius), premier livre de cuisine (écrit par un cuisinier romain du Ier siècle) qui nous soit parvenu dans son intégralité, est un recueil de 11 volumes pour environ 500 recettes classées par ingrédients et par plats. L’ouvrage a été copié et recopié toute l'Antiquité, puis au Moyen Âge, et est encore édité aujourd'hui. Dans l'histoire culinaire, aucun livre de cuisine ne bénéficiera d'un tel rayonnement. 

Couverture de l'Apicuis


# 2 Le Moyen Âge

L'usage du papier va permettre à partir des XIVe siècle et XVe siècle la diffusion des premiers livres de cuisine médiévaux. Il s'agit souvent de compilations de recettes issues de la tradition orale qui s'insèrent dans des ouvrage à vocation plus large, à côté de considérations sur l'astrologie, la médecine ou l'agronomie. 

Le livre Fêtes gourmandes au Moyen Âge, propose à partir de manuscrits des XIVe et XVe siècles, une reconstitution des banquets médiévaux : les aliments, la table, la vaisselle, l'organisation... et 28 recettes reconstituées par le chef du Grand Louvre, Yves Pinard

# 3 Les Temps modernes

Avec la découverte de l'imprimerie apparaissent les premiers ouvrages des grands maîtres queux (le maître queux désignait le chef des cuisiniers qui dirigeait tous les officiers de la cuisine et de la table dans une grande maison).

# 4 De nos jours

Dans les années 1970, l'usage des livres de cuisine se démocratise. Les femmes travaillant de plus en plus souvent en dehors du foyer, les livres de cuisine ont pris le relais de la transmission orale familiale dans l'apprentissage de la cuisine. Ils présentent alors les recettes des différentes régions françaises, sur du papier plutôt épais et souvent sans photo.

Plus récemment, le livre de cuisine a évolué et est devenu un des succès de l'édition. Il s'est enrichi de photos et suit les modes culinaires : verrines, cuillères, machines à pain, etc. Les recettes sont adaptées à tous les niveaux de cuisine et s'éloignent parfois des grandes recettes classiques afin de répondre aux exigences des lecteurs à la recherche de simplicité, de rapidité, d'originalité. 

La semaine prochaine : Quelques livres de cuisine français célèbres


Mireille

mardi 20 octobre 2015

La Médiathèque fête ses 30 ans : bougies de cire VS bougies de papier


Le samedi 31 octobre, la Médiathèque fête ses trente ans. En attendant le jour J, je vous propose un petit détour du côté des anniversaires livresques.


D'emblée, le constat est clair : mieux vaut souffler des bougies de cire que de papier.
Dans la vraie vie, les anniversaires sont synonymes de gâteaux, cadeaux, famille et amis. Oui, bien sûr, c'est aussi une période propice aux crises existentielles qui nous chuchotent à l'oreille quand on essaie de souffler toutes les bougies d'un coup. Mais, dans la majorité des cas, il s'agit d'un événement agréable.



Dans les romans policiers, en revanche, pas d'anniversaire sans crime : chaque année qui passe nous rapproche du trépas, et ça, les auteurs de polars en savent quelque chose.
Petit florilège :


Sue Grafton, qui depuis quelques années écrit des polars en suivant l'alphabet, a consacré la lettre U à un bien sombre anniversaire. Dans Un cadavre pour un autre, un homme croit soudain se rappeler avoir vu deux hommes enterrer un cadavre, pendant la fête d'anniversaire d'un ami, il y a de cela vingt ans.


Leif Davidsen débute l'intrigue du Gardien de mon frère par le suicide d'un riche propriétaire de multinationale. Suicide qu'il commet, bien entendu, le jour de son anniversaire.




Dans Monnaie de sang, Kay Scarpetta, héroïne créée par Patricia Cornwell, trouve un beau jour sept pennies alignés sur le mur, derrière sa maison. Peu après, un de ses voisins est abattu. Et quand trouve-t-elle ces sept pennies ? Alors qu'elle s'apprête à fêter son anniversaire avec son mari.



Police de Jo Nesbo s'ouvre sur l'assassinat d'un policier d'Oslo, sur les lieux d'un crime non élucidé, le jour de son anniversaire.







Et je vous ai réservé le plus lugubre pour la fin :


Stuart Mc Bride dans Surtout ne pas savoir met en scène le policier écossais Ash Henderson qui tente d'arrêter Birthday Boy, un tueur en série qui kidnappe des jeunes filles de moins de 13 ans, le jour de leur anniversaire. Il les torture puis envoie une petite carte à leurs parents.





Tout ceci est définitivement trop noir pour vous ? Pas de panique, voici quelques titres plus légers :


Dans Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger nous relate les péripéties de Mortimer, héros très particulier puisque, dans sa famille, tous les hommes meurent à 36 ans. Rien n'y fait, c'est presque scientifique. Aussi, lorsque son 36e anniversaire approche, Mortimer a tout préparé et attend la fatalité. 


Le héros du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson est un fringuant centenaire qui refuse de fêter son anniversaire et prend la poudre d'escampette de sa maison de retraite. Suite au vol, à la gare routière, d'une valise (dans laquelle il espérait trouver des souliers à troquer contre ses charentaises), il se retrouve avec des malfrats lancés à sa poursuite. 



Le pasteur Huuskonen, héros haut en couleur créé par Arto Paasilinna, traverse une crise existentielle. Son mariage bat de l'aile, sa foi vacille, ses prêches lui attirent les foudres de ses supérieurs et ses paroissiens lui causent bien du souci. Pour son anniversaire, le conseil paroissial décide de lui offrir un ourson qui vient de perdre sa mère. Contre toute attente, Huuskonen s'attache peu à peu à l'animal.




Et comme lire n'a jamais empêché de faire la fête, voici quelques références pour préparer vos festivités :


vendredi 16 octobre 2015

Top 5 Romans Octobre 2015

D. Tillinac
Retiens ma nuit
A. Mabanckou
Petit Piment
R. Gattis
Six jours
J. Benameur
Otages intimes
A. de Bourbon Parme
Le Secret de l'empereur

vendredi 9 octobre 2015

Top 5 Bandes dessinées

Bouffon
Zidrou
Facteur pour femmes
D. Quella-Guyot
Mal de mère
Rod
Rust
Blengino
Sept nains
Lupano

samedi 19 septembre 2015

A la découverte des « Géants des mers» avec la carnettiste Vivi Navarro

Exposition présentée à la Médiathèque du 18 septembre au 15 octobre 2015

Appareillage du cargo Ikariada (Vivi Navarro)

Vivi Navarro, est amoureuse de la mer, de ses vaisseaux et de ses équipages. 
Elle se présente comme «peintre embarquée» sur «des géants des mers». 

Embarquée à bord du Jules Verne

Elle privilégie les voyages maritimes au long cours, sur de grands voiliers ou des bateaux de commerce. Elle  aime les gros, les puissants, bateaux de charge et la vie des hommes ou femmes qui les habitent et les manœuvrent.
Son inspiration, elle la trouve dans des embarquements sur le cap-hornier Kruzenshtern, les porte-conteneurs  Marco Polo et Jules Verne, le  remorqueur Abeille, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, le car-ferry Biladi…


Des navires de commerce, cargos, cap-horniers ou super porte-conteneurs mais aussi des remorqueurs d’assistance ou un voilier école sont ses sujets premiers. Et la puissance d’une marine marchande ultra moderne l’inspire tout autant que la coque rouillée d’un cap-hornier bon pour la casse. Elle aime les 396 mètres de long du Marco Polo et ses 16 000 conteneurs, sur lequel elle embarque le 10 décembre 2012 pour son voyage inaugural. 

Au cours de ses embarquements, Vivi Navarro tient son carnet de bord avec écrits, photographies, croquis.

Embarquée à bord du Marco Polo

« Ecrire à bord, dans le feu de l’action, est la meilleure chose qui soit, c’est l’essence même du carnet de voyage. Je prends un plaisir immense à cet exercice rêvé. Pas de musique, juste la symphonie portuaire ou celle de la mer, en immersion totale au cœur de mon sujet ».
Elle peint des poulies, [photo cap hornier russe Sedov] des voiles, des conteneurs et des salles des machines. Parfois Tanger, Sète (sa ville de résidence), sont les sujets de croquis. Ses textes mentionnent des noms géographiques exotiques comme le détroit de Malacca, Kuala Lumpur ou de ports comme Rotterdam ou le Havre.

Déchargement au bassin Colbert (Vivi Navarro)

Elle photographie aussi, dessine surtout, et transcrit les témoignages de marins rencontrés au cours de ses voyages maritimes. Elle raconte ainsi par le texte et le dessin la vie en mer et le métier d’un bosco, d’un commandant ou d’un mécanicien, d’un élève-officier, d’un cuisinier ou d’une gouvernante.

L’exposition « Géants des mers » est la 4e exposition consacrée à un carnettiste en partenariat avec l’Association « Il faut aller voir ». 
Cette association organise depuis 16 ans le Festival «Carnet de Voyage» de  Clermont-Ferrand.
Après la découverte de l’Algérie avec Claire et Reno Marca, de l’Inde et des éléphants de la tribu Kuruba avec Stéphanie Ledoux, du royaume des fées à Zanzibar avec Sonia Privat, voici les voyages maritimes de Vivi Navarro une  globe-trotteuse des mers.

Maille coupling (Vivi Navarro)
A  découvrir à la médiathèque Valery-Larbaud du 18 septembre au 15 octobre 2015.

vendredi 18 septembre 2015

Top 5 Documentaires Septembre

V. Albouy
Les Insectes
J. Hamon
T'as vu le monsieur ?
B. Clegg
La physique quantique
A. Heistinger
Semences potagères
M. C. Gerald
Le Beau livre des remèdes

mardi 15 septembre 2015

Top 5 Beaux-Arts Septembre

S. Lucano
Esprit scandinave
N. Atasoy
Iznik
A. Von Einseidel
Living in style : City
D. Wallace
Tout l'art du Joker
P. Jodidio
Shigeru Ban