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mercredi 22 novembre 2017

America


En mars dernier, François Busnel, journaliste littéraire et Eric Fottorino, directeur de l’hebdomadaire Le 1 ont lancé une nouvelle revue trimestrielle consacrée à l’Amérique de Donald Trump, remarquablement illustrée et intitulée America.

Conscients que le public pouvait être saturé du sujet tant le président des Etats-Unis occupe le devant de la scène, entouré de journalistes commentant quotidiennement ses moindres faits et gestes, ils devaient donc trouver un angle original.

C’est tout naturellement que François Busnel a donné la parole "aux meilleurs écrivains français et étrangers". "Nous demandons à des romanciers de partir en reportage, de mener l’enquête, d’aller se promener aux États-Unis. Et de nous raconter ce qu’ils ont vu, dans des articles longs, dans la tradition de Cendrars, Steinbeck, London…", explique-t-il.

Et cela change tout !!!



Car si les reportages et les enquêtes sont variés, ils sont surtout écrits par des hommes et des femmes intelligents et inspirants, qui ont une autre vision de l’Amérique que celle de l’immédiateté.

Dans le 1er numéro, on suit avec intérêt un grand entretien de Toni Morrison (grande figure de la littérature américaine), Barack Obama nous parle de littérature, tandis qu’Alain Mabanckou nous emmène à Los Angeles… On trouve aussi une nouvelle inédite de Francis Scott Fitzgerald, un extrait du prochain Jay McInerney, un dossier sur Moby Dick….

Le 2e numéro ne déçoit pas, consacrant sa une à l’Amérique qui flanche au travers de Salman Rushdie, une nouvelle inédite de Chimamanda Ngozi Adichie, nous racontant une journée dans la vie de Melania Trump avant l’élection à la façon « Mrs Dalloway » de Virginia Woolf ou encore un entretien au long cours de Don DeLillo, ainsi qu’un extrait de son roman, Zero K.


Et tant de choses encore !

America est un "mook" à l’image de la revue XXI, c’est-à-dire une parution entre la revue et le livre. Trimestriel, il ne paraîtra que pendant 4 ans, soit le mandat de Donald Trump.

Les deux premiers numéros sont déjà à la Médiathèque, et chic, le troisième vient de sortir !




Martine

vendredi 4 novembre 2016

Les éditions Gallmeister

La passion pour la pêche à la truite peut vous mener à l’édition. Vous en doutez ? Alors penchons-nous  sur l’excellente maison d’édition Gallmeister, histoire de vous faire changer d’avis. 

Amoureux de cette discipline, c’est en découvrant Traité du zen et de l’art de la pêche à la mouche de John Gierac, qu’Oliver Gallmeister  constate que les livres qu’il aime ne sont pas traduits en France. Il décide alors de créer, en 2005, sa propre maison d’édition consacrée exclusivement à la littérature américaine pour remédier au problème.
Son ambition ? Faire découvrir aux lecteurs une autre Amérique : celle des grands espaces. Gallmeister introduit alors un genre littéraire nouveau en France "le Nature Writing".


L’un des premiers auteurs publiés se nomme Edward Abbey avec Le gang de la clef à molette (tout un programme). Dénonciation cinglante du monde industriel, ce livre est un hommage à la nature et un hymne à la désobéissance civile. Tout cela précédé d’une préface de Robert Redford, rien que cela.  

Gallmeister a depuis étoffé son catalogue. Venez découvrir, entre autre (il y en a tellement) Lonesome Dove de Larry Mc Murtry, extraordinaire chronique du Far West et véritable bonheur de lecture ; Lucy in the Sky de Pete Fromm sur le parcours initiatique d’une jeune fille vers sa vie d’adulte ; ou encore Wilderness de Lance Weller, premier roman prodigieux sur la violence et les horreurs qui hantent les hommes.


L’éditeur a également développé d’autres collections tels que "Americana" qui donne la parole aux romanciers plus urbains, plus politiques, dont les œuvres n’hésitent pas à bousculer l’Amérique. En témoignent Les Douze tribus d’Hattie, d'Ayana Mathis, premier roman éblouissant sur l’Amérique noire du XXe siècle. 
Mais aussi "Noire", collection de thriller où sévissent les talentueux Craig Johnson, William Tapply, ou encore Matthew McBride, auteur de Frank Sinatra dans un mixeur. Et oui, vous aurez remarqué que les titres sont toujours choisis avec soin !
En bref, les Editions Gallmeister constituent pour moi un véritable gage de qualité. Alors n’hésitez pas à en emprunter. Vous les reconnaîtrez facilement à l’emblème de la maison : une patte d’ours entouré d’un ovale blanc qui est à elle seule une promesse de voyage.

Martine

vendredi 16 septembre 2016

Fairyland de Alysa Abbott

C'est la fin des années 60, les étudiants clament : "Soyez réalistes, demandez l'impossible ! ". 
Barbara Blinder, jeune féministe et Steve Abbott, objecteur de conscience homosexuel, sont amoureux et se marient sans se promettre fidélité. Mais cette union prend vite l'eau, malgré la naissance de leur fille Alysia en 1970. Et bientôt, Barbara meurt laissant un père et sa fille complètement désemparés.
Steve décide alors d'élever seul sa fille mais également de vivre pleinement son homosexualité. Direction San Francisco, quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie. Commence alors pour eux une vie de bohème sans-le-sou : "San Francisco était notre monde, notre royaume enchanté, notre Fairyland."

Alysia vit une enfance atypique, intensément et maladroitement aimé par son père. Steve la traite comme une adulte et lui présente ses compagnons. Il lui impose de nombreux déménagements dans des appartements minuscules où elle se retrouve souvent seule. Parfois il l'emmène avec lui aux lectures données à la librairie "City Lights". Ensemble, ils côtoient William Burroughs ou Richard Brautigan. 
Car l'écriture est vitale pour Steve. Il devient bientôt une figure de la scène littéraire et militante homosexuelle. L'écriture est également un moyen de communiquer avec sa fille qu'il a bien des difficultés à comprendre au fur et à mesure qu'elle grandit et devient plus intolérante envers lui. 

Fairyland n'est pas une fiction, mais le témoignage poignant et militant d'une femme qui revient sur son enfance. A travers une histoire personnelle, on voit défiler les années 70 à San Francisco à une époque où des hommes et des femmes se battent pour avoir le droit de vivre comme ils l'entendent sans discrimination. On retrouve, d'ailleurs, dans ce livre, toute l'histoire de la communauté homosexuelle racontée dans le film Harvey Milk, premier gay à avoir été élu conseiller municipal en 1977. Et c'est passionnant !




Mais bientôt ce sont les années 80 qui voient la ville basculer dans la tragédie quand arrive l'épidémie
du sida, dont Steve et beaucoup d'autres seront les victimes. C'est d'ailleurs à la mort de son père, qu'Alysia va retrouver ses journaux intimes, une dizaine de cahiers qui lui serviront de base pour écrire ce livre. "Et puis j’ai lu le journal intime de mon père. Et une tout autre histoire a émergé. "

Et cette histoire est une magnifique et bouleversante déclaration d'amour d'une fille à son père qui a assumé sa paternité comme il pouvait."S’il a échoué parfois en tant que parent, son échec était noble. (…) Il fut un pionnier." Alysia nous fait entrer dans leur intimité avec une extrême pudeur qui fait qu'on les accompagne sans jamais se sentir voyeur. 

Pas étonnant que Sofia Coppola ait pour projet de l'adapter au cinéma !


Pour aller plus loin :



Martine

mercredi 6 mai 2015

Une littérature dans le vent ...la littérature des grands espaces. Quatrième partie : et en France ?

La littérature des grands espaces n’est pas reconnue en France comme un genre littéraire, et n’est rattachée à aucun autre courant littéraire. Elle est plutôt vue comme essentiellement américaine et née des pratiques culturelles américaines.



Des éditeurs français ont créé des collections pour publier des auteurs américains dont certains sont identifiés comme membres de l’Ecole de Montana ou écrivant dans l'esprit de la « Nature writing » :

Albin Michel, avec sa collection Terres d’Amérique, publie Paul Lynch, Louise Erdrich, Brady Udall, Joseph Boyden, David James Duncan, David Bergen, Mark Spragg, James Galvin …

Les éditions Bourgois, avec Fictives, publient Jim Harrison, Rick Bass, Annie Dillard, Thomas McGuane, Toni Cade Bambara…

Créées en 2006, les éditions Gallmeister, font de la littérature américaine leur unique vivier. Avec une place importante attribuée (et revendiquée) à la littérature des grands espaces. Et cela marche !! Elles ont su s’imposer et participent à la découverte par le public français de ces auteurs, avec même une collection appelée « Nature writing » réunissant surtout des récits.

Voici quelques auteurs publiés par Gallmeister :

Larry McMurtry (1936 -….) s’est fait connaître par sa grande randonnée Lonesome dove mais aussi par son humour déjanté avec Texaville et Duane est dépressif . Comment fêter le centenaire d’une ville fantôme ou presque ? ou comment ne pas être déclaré en dépression lorsque vous abandonnez la voiture pour la marche à pied !

Craig Johnson (1961 -…) a créé le shérif emblématique du Wyoming : Walt Longmire pour Little bird, et L’indien blanc.




Bande Annonce de la série Longmire, basée sur les romans de Craig Johnson


John Gierach (1946 -….) est présenté par les critiques comme le plus célèbre des « écrivains-pêcheurs ». Titre absurde ? Pas tant que cela, lisez Là-bas, les truites...

Quand David Vann (1964 - ….) publie Sukkwan Island aux Etats-Unis et ne rencontre pas du tout le succès connu deux ans plus tard en France. La nature idéalisée mais dangereuse et vengeresse écrase les hommes.





Edward Abbey (1927 -1989) Désert solitaire est publié en France quarante ans après sa sortie américaine. Dans le parc national des Arches, le ranger Abbey piste avec humour les nuisances apportées par le progrès dans des espaces protégés.



Le baroudeur, ranger et écrivain Pete Fromm (1958 -….) se raconte dans Indian Creek,un récit d’aventure captivant. Comment tout a commencé plus intimiste, trace le portrait d’un frère fan de base-ball et de sa sœur dans une ville paumée du Texas.


Fin



Isabelle

vendredi 24 avril 2015

Une littérature dans le vent ...la littérature des grands espaces. Troisième partie : et l’espace géographique a fini par exploser

Le Montana, préservé ou à préserver, ne regroupe pas tous les écrivains amoureux de la nature !

Il y a des auteurs de littérature des grands espaces ou «nature writing » partout en Amérique du Nord (mais aussi dans le monde). Leur point commun : la place importante accordée à la nature dans le récit.

Aux Etats-Unis, cette littérature regroupe des « enfants illégitimes » de l’école de Montana (bien que certains se soient fait connaître dès les années 70 !). Ils ont lu McGuane, Harrison, Bass. Eux aussi, présentent des écritures et des centres d’intérêt souvent très différents, mais en lien avec le récit de voyage ou des revendications écologiques encrées dans le 21ème siècle. Tous ces écrivains revendiquent le droit de vivre dans de grands espaces pour concrétiser un rêve de liberté.


Pour certains critiques, la littérature des grands espaces n’est pas un genre littéraire ou bien un genre littéraire secondaire (souvent taxé de régionalisme). Mais si elle ne peut pas être définie comme genre littéraire la « nature writing », présente cependant des éléments très identifiables et originaux : une nature omniprésente dans des zones géographiques définies avec un nombre de personnages souvent réduit. C’est une écriture de l’observation.


Dan O’Brien (1947-…) parle d’un autre état sauvage : le Dakota (Ouest du Montana). Militant convaincu de la cause écologique, ses récits sont plus des témoignages basés sur sa propre expérience, mais ils se lisent comme des romans.
Les Bisons de Broken Heart parle du retour des bisons pour sauver une espèce massacrée mais aussi sauver des terres appauvries par un élevage bovin intensif.



Alexandra Fuller (1969-…) Une vie de cow-boy : voici un livre situé au Wyoming et centré sur la vie d’un jeune cow-boy du 21eme siècle travaillant, pour raison économique, dans le forage du gaz naturel. Se crée entre le personnage et le lecteur une vraie empathie.

Dans La chorale des maîtres bouchers, Louise Erdrich (1954-…) part sur les traces de l'immigration américaine. Immense fresque que l'on ne peut laisser qu'avec regret pour prendre le plus intime Le jeux des ombres. Une vie mise dans un journal intime, une vie volée par la lecture d'un mari dans le doute, commence alors une réécriture. La tromperie s’installe dans le couple.


Annie Dillard (1945-….) : Pèlerinage à Tinker Crek est une description très personnelle, celle de relation fusionnelle d’A.Dillard avec la nature. Récit à la fois poétique et écologique. Par Les vivants, l’auteur se lance dans le roman historique et la rédaction d’une grande fresque sur l’histoire du peuplement de la côte Ouest des Etats-Unis. La nature semble lointaine.



Philip Meyer (1974 -….) : Le fils. Il s’agit aussi, comme dans l’ouvrage d’Annie Dillard, d’une fresque époustouflante sur l’histoire américaine (par l’intermédiaire d’une famille texane suivie sur plusieurs générations). Peut-on encore parler de «Nature writing » ? L’objectif n’est plus la défense de la nature mais la survie des groupes humains revendiquant les mêmes grands espaces



Espaces sauvages : voyage à travers les Etats-Unis avec un chien et un fusil de Jim Fergus (1950-….), est le récit d’un amateur d’espaces vierges et de chasse. Mon Amérique est le témoignage d’un amoureux d’une nature encore vierge.



A suivre : Les grands espaces américains en France

Isabelle

samedi 18 avril 2015

Une littérature dans le vent ...la littérature des grands espaces. Deuxième partie : l'école du Montana

La littérature américaine des grands espaces est souvent associée à l’école du Montana.

Il s’agit bien d’une école littéraire américaine appelée aussi « génération Montana » ou la «Montana Connection». Elle porte le nom d’un vaste état de l’Ouest des Etats-Unis (300 000 km2), à la frontière avec le Canada, compris entre les Grandes Plaines à l’est et les Rocheuses à l’ouest. Il est connu pour son climat rude, son l’isolement important, ses paysages démesurés, son absence d’hommes ou presque.

Cette école regroupe des écrivains originaires du Montana mais aussi des étudiants (écrivains en devenir) venus s'installer dans le Montana pour suivre des cours d'écriture organisés par l'université du Montana et le plus souvent assurés par ses écrivains natifs.



Tout commence dans les années 60, avec des auteurs aux styles divers et aux centres d’intérêt variés. Au point que certains refusent cet intitulé «d’école », pour eux, pure invention journalistique. Ils publient romans, nouvelles, récits, polars, ouvrages écologiques …

Les paysages du Montana sont présents ou oubliés. La nature est dangereuse ou apaisante. Elle a surtout forgé des caractères humains, parfois hors norme.


Considéré comme un des pionniers de cette école, Richard Brautigan (1935- 1984) m’a vraiment enchantée avec ses Mémoires sauvés du vent, récit de la vie d’un jeune garçon de 12 ans épris de liberté et vivant de débrouilles, amateur de pêche sur les rives d’un étang où cohabite une petite société complètement décalée.

Avec Rick Bass (1958 - ….), nous rentrons dans des espaces sauvages. La nature est au centre d’une bataille entre intérêt financier et considération écologique. L’émerveillement de l’écrivain pour cette nature sauvage transparaît dans son écriture. Là où se trouvait la mer : moins de dix personnages perdus dans l’immensité ! Le livre de Yaak : une vallée du Montana prête son nom au roman. Malgré sa faible superficie, elle possède une faune et une flore extraordinaire longuement décrite. Mais elle est menacée par la déforestation. Quelques hommes essaient de s’opposer aux grandes compagnies exploitant de manière irraisonnée et en toute impunité les ressources de cette région.



Que se soient dans ses nouvelles comme Rock springs, ou dans son dernier roman publié en France Canada, Richard Ford (1944-…) nous entraîne dans des histoires d’un réalisme très sombre, où le questionnement de ses personnages est toujours le même : comment faire pour vivre heureux ? Sa quête est immense.


James Crumley (1939-2008) était natif du Texas, mais s’était installé à Missoula dans le Montana. Avec ses polars, il fait sortir ce genre littéraire de la ville pour lui faire rejoindre la campagne. Le dernier baiser, premier de ses textes publiés en France, est devenu un classique du genre. Style mordant et humoristique avec des intrigues souvent tordues, mais n’ayant pas toujours pour espace géographique le Montana (Texas et frontière mexicaine…)



Thomas McGuane (1939 -…), son titre le plus souvent cité est Rien que du ciel bleu. Mais pour ma part, j’ai passé un si bon moment avec le pauvre docteur Pickett de Sur les jantes, que je vous pousse à faire sa connaissance au plus vite !


On peut rentrer dans le monde des indiens avec James Welch (1940-2003) et L'hiver dans le sang. Un indien (qui ressemble fort à James Welch), élevé dans une réserve, à l'issue d'un parcours chaotique, parvient à reconstituer l'existence sauvage et libre de ses aïeux.


Isabelle

mardi 14 avril 2015

Une littérature dans le vent ...la littérature des grands espaces. Première partie : un début très américain

Vous aimez la nature, sauvage, incontrôlable, vengeresse
Vous aimez les récits mêlant fictions et témoignages
Vous appréciez une écriture souple mais appréciez aussi les descriptions qui semblent sans fin
Vous aimez voyager même lentement
Alors cette littérature est pour vous




Tout est parti des Etats-Unis. Mais il faut oublier l’image traditionnelle du héros de roman américain vivant sur la côte Est, à New-York, dans une tour, parfois en contact direct avec le FBI ou des policiers corrompus. La littérature des grands espaces a aussi créé son type de héros. Il est homme de la campagne ou d'une très petite ville. Il est en quête d'authenticité dans une nature volontairement non sacralisée. Nous ne sommes plus dans la conquête de L'Ouest et pas toujours dans l'Ouest des Etats-Unis et s'il y a parfois des indiens il n'y a pas forcément des cow-boys.


Cette littérature des grands espaces se confond aussi avec l’histoire américaine. Elle a ses pères fondateurs Henry David Thoreau (1817-1862), Walt Whitman (1819-1892), Mark Twain (1835-1910), Jack London (1876-1916). Mais elle est très ancrée dans le 20ème siècle et le 21ème siècle, avec toujours la nature en toile de fond. Si la nature originelle des pères fondateurs n’existe plus, il faut sauvegarder ce qu’il en reste. D’où des récits parfois contestataires, des témoignages inspirant la fiction. L’écriture vient au secours d’espaces naturels à protéger.


Mais il serait trop tentant de ne parler que de textes tournant autour de la nature, ou de pêche à la mouche ou de l’élevage de chevaux. L’homme est acteur principal, subissant, vivant ou détruisant une nature qu’il ne peut pas ignorer.



En France, plus souvent connue sous l'intitulé anglais de « Nature writing », cette littérature a été découverte par le grand public avec des adaptations cinématographiques comme Et au milieu coule une rivière (1992) ou Into the Wild (2007), romans de Norman Maclean et Jon Krakauer.






De l’image au texte. Ou grâce à des écrivains américains très populaires dès la publication en français de leurs ouvrages comme Jim Harrison.

Jim Harrison (1937- ….) se fait connaître par Légendes d’automne. Vous pouvez suivre les aventures de chien Brun dans En route vers l’Ouest, ou L’été où il faillit mourir.


Dans Nageur de rivière, Thad nageur infatigable rencontre sous l’eau des êtres imaginaires, réincarnation des enfants mort-nés ou en bas âge selon les légendes indiennes


A suivre : « La Montana Connection »

Isabelle